Percussions africaines

Professeurs :

  • Mathieu Lair

Description :

Le djembé est un instrument de musique composé d’une pièce de bois en forme de calice recouvert d’une peau de chèvre ou d’antilope et d’un système de tension (corde, anneaux metaliques).

Il nous vient de l’empire Mandingue (Afrique de l’Ouest), mis en place par Sundiata Keita au XIIIe siècle, qui s’étendait de la Guinée à l’est du Mali, et au nord de la Côte d’Ivoire en passant par le Burkina Faso.

Il est joué, à l’origine, à pleines mains pour accompagner des faits sociaux très précis tels que les mariages, baptèmes, circoncisions, récoltes, etc. Ceci avec des rythmes particuliers et propres à chaque occasion et chaque groupe ethnique.

Le djembé fait partie d’un ensemble polyrythmique, et ne s’entend que très rarement, voire jamais seul. Les membres de cet instrumentarium sont le Doundounba, le Sangban, le Kenkeni, plusieurs djembés d’accompagnements et un djembé soliste (en général). De plus, il est indissociable de la danse dont les phrases du soliste marquent les temps.

C’est dans les années 1950 que le djembé sorti d’Afrique grâce à Fodéba Keita et les ballets africains puis grâce à la Guinée et son président dictateur Sekou Touré, qui plaça le ballet national de la république de Guinée comme vitrine de son régime.

Mais c’est véritablement dans les années 1980 que le djembé conquit le monde, grâce à de grands djembefola issus des ballets nationaux (Mamady Keïta, Famoudou Konaté, etc.) qui jouent régulièrement, et ont fondé des centres d’apprentissage, en Europe, aux États-Unis et au Japon.

(Un article tiré de la Wikipédia)